Sculptures de Sophie Gérault

Ma mère étant peintre, j'ai tout naturellement commencé par pratiquer la peinture  à huile et le pastel, mais j’ai eu rapidement envie de travailler la terre. J’ai tout de suite adoré la sensation de faire naître des formes sous mes doigts mais ma vie professionnelle d’alors ne me laissait pas assez de temps pour poursuivre cette expérience.

Aussi, bien des années plus tard, j’ai suivi les cours du sculpteur Claude Cavin et ai redécouvert le bonheur du travail de la terre.

Un jour, il a trouvé une de mes pièces assez bonne pour mériter un bronze et je me suis donc intéressée à la technique du bronze à la cire perdue. Voulant en savoir plus, j’ai suivi un stage passionnant chez Stuart Roussel, en Provence, au cours duquel on réalise soi-même toute les étapes permettant à une pièce de passer de la terre au bronze. Depuis, j’essaie de retourner de temps en temps chez mon ami Stuart, pour couler moi-même les pièces les plus simples.Les pièces plus complexes sont confiées à la Fonderie de Bronze Lauragaise.

 

Mes sculptures sont mes carnets de voyage.

De même que certains écrivent leurs expériences et leurs rencontres, j'essaie de fixer dans la terre, puis dans le bronze, les souvenirs de voyages dans les vastes étendues sauvages des Amériques ou d’Afrique, ne me lassant jamais de la beauté somptueuse de la nature et de l’émotion procurée par la rencontre, dans leur habitat, avec les animaux sauvages et libres.

Parfois ce sont des souvenirs de cet autre voyage, la vie. Et c'est un visage aimé ou ami, ou tout simplement remarquable, dont je cherche à restituer les traits.

 

C’est surtout un hymne à cette vie sauvage hélas si souvent menacée. Nous avons perdu 50% des espèces sauvages en seulement 40 ans ! C’est assez effrayant !

 

Je n’ai pas vraiment de favoris, mais j’ai une tendresse particulière pour les éléphants, ces gentils géants trop souvent sacrifiés par appât du gain. On estime que 93 000 éléphants ont disparu entre 2006 et 2015 !

Je me sens très concernée par la protection animale et essaie à mon niveau de soutenir cette cause.

 Ainsi, je soutiens la merveilleuse organisation qui recueille et rend ensuite à la vie sauvage les éléphants orphelins du Kenya dont la mère a été tuée par les braconniers, The David Sheldrick Wildlife Trust et une partie des bénéfices liés à la vente de mes sculptures d’éléphants leur sera reversée à compter de l’été 2017.

Je soutiens également l’organisation Save the Rhino Trust Namibia, dont j’ai pu apprécier le travail lors de mon séjour en Namibie. Les membres de cette formidable organisation font vraiment une différence dans la préservation du rhinocéros noir, lui aussi la cible des braconniers. Je travaille des projets de sculpture de rhinocéros dans l’idée d’un soutien similaire à celui qui va être mis en place pour les éléphants.

 

Alors, sculpter c’est pour moi une passion, de grands moments de bonheur, mais aussi une façon de rappeler combien la vie sauvage est belle, précieuse et doit être protégée, et à mon niveau, un moyen de militer pour sa préservation par le soutien d’organisations qui font un travail remarquable sur le terrain et contribuent à faire une différence.

Je vous invite à partager ma passion en visitant mon site.

 

Sofy